Centre d’excellence en CHIRURGIE DE correction de la vue au laser

Tout savoir sur la KPR

Qu’est-ce que la KPR? Tout savoir sur cette chirurgie des yeux au laser

Sommaire

Ce qu’il faut retenir en 30 secondes
Technique de surface : Contrairement au LASIK, la KPR (kératectomie photoréfractive) modifie la courbure oculaire directement à la surface de l’œil, sans découpe de volet cornéen, préservant ainsi l’intégrité structurelle de la cornée.
Idéal pour corriger la myopie : C’est l’alternative par excellence pour les patients myopes qui ne sont pas admissibles au LASIK en raison d’une cornée trop mince, d’une sécheresse oculaire préexistante ou d’un style de vie très actif.
Une technologie 100 % laser : Chez Orion, votre clinique d’ophtalmologie à Sherbrooke, nous pratiquons la Trans-KPR, une méthode avancée sans contact humain ni manuel (« no-touch »).
Récupération progressive : La cicatrisation de la surface oculaire demande quelques jours, puis la vision s’améliore graduellement au cours des semaines suivantes.

Myopie, hypermétropie et astigmatisme : les troubles visuels ciblés par la correction au laser

La myopie est l’un des troubles réfractifs les plus fréquents (une difficulté à voir clairement au loin). Toutefois, la KPR est une procédure extrêmement polyvalente qui est tout aussi efficace pour corriger l’hypermétropie (difficulté à voir de près) et l’astigmatisme (vision déformée ou embrouillée à toutes les distances).

Que ce soit en raison d’un globe oculaire trop long, trop court, ou d’une cornée de forme asymétrique, ces troubles empêchent la lumière de se focaliser directement sur la rétine.

Pour se libérer définitivement de la dépendance aux lunettes et aux verres de contact, de nombreux patients choisissent de consulter un ophtalmologiste. L’objectif est de rencontrer un spécialiste pour les yeux capable d’évaluer la structure unique de leur cornée. C’est ici que la correction de la vue au laser, et plus spécifiquement la KPR, entre en jeu comme solution médicale permanente pour remodeler la surface de l’œil et restaurer une vision nette, peu importe votre trouble visuel initial.

En quoi consiste exactement la KPR?

La KPR (kératectomie photoréfractive) est une procédure de chirurgie des yeux au laser hautement sécuritaire et éprouvée. Faisant partie des chirurgies dites « de surface », elle agit directement sur la couche externe de la cornée pour en modifier la courbure, corrigeant ainsi la trajectoire de la lumière vers la rétine.

L’intervention se déroule en deux étapes clés :

  1. Le retrait de l’épithélium : La fine couche protectrice superficielle de la cornée (l’épithélium, qui se régénère naturellement comme la peau) est délicatement retirée pour exposer la zone à traiter.
  2. Le traitement au laser excimer : Un laser de haute précision, programmé sur mesure, sculpte la cornée de manière microscopique pour éliminer la myopie ou d’autres erreurs de réfraction.

Quelle est la différence entre la KPR et le LASIK?

Bien que les deux techniques utilisent le même laser excimer pour corriger la vue, leur approche chirurgicale est différente :

  • La technique du LASIK : Le chirurgien crée d’abord un fin volet cornéen (une petite lamelle articulée) qu’il soulève pour appliquer le laser en dessous, avant de le refermer. L’avantage principal est une récupération visuelle fulgurante, souvent en moins de 24 heures.
  • La technique de la KPR : Aucun volet n’est créé. Le laser est appliqué directement à la surface. L’avantage est la préservation maximale de l’épaisseur cornéenne et l’absence totale de risque lié au volet. La contrepartie est une période de guérison légèrement plus longue, de quelques jours.

Les résultats visuels à long terme entre les deux procédures sont rigoureusement identiques.

La Trans-KPR : une technologie « no-touch » révolutionnaire

La médecine oculaire évolue rapidement. La Trans-KPR représente la version la plus moderne et sophistiquée de la KPR traditionnelle.

Chez ORION, nous sommes fiers d’offrir cette approche dite « no-touch ». Contrairement à la méthode classique où la couche superficielle est retirée à l’aide d’une solution ou d’un instrument manuel, la Trans-KPR confie l’intégralité du processus au laser. En un seul mouvement fluide, le laser retire l’épithélium et corrige la vision, sans qu’aucun instrument physique ne touche votre œil.

Les avantages de la Trans-KPR :

  • Une précision chirurgicale optimale.
  • Un traitement standardisé et sans contact manuel.
  • Une réduction du temps de procédure.

Pour quels patients cette procédure est-elle indiquée?

Lors de votre consultation, votre spécialiste pour les yeux pourrait vous recommander la KPR plutôt que le LASIK dans les situations suivantes :

  • Cornée trop mince ou irrégulière : La KPR demande moins de tissu cornéen que le LASIK, ce qui en fait l’option la plus sécuritaire pour les cornées fines.
  • Les sports de contact et les emplois à risque d’impact : Le LASIK nécessite la création d’un petit volet dans la cornée qui, lors d’un choc direct violent, pourrait théoriquement se déplacer. La KPR étant une chirurgie de surface sans aucun volet, elle élimine au maximum ce risque et préserve la robustesse naturelle de l’œil.
  • Antécédents de sécheresse oculaire : La KPR affecte moins les nerfs cornéens superficiels profonds, réduisant ainsi le risque d’aggraver une sécheresse oculaire préexistante.

Récupération et résultats après l’intervention

La guérison après une KPR est une question de patience, car la couche superficielle de l’œil doit se régénérer.

Immédiatement après le laser, le chirurgien pose une lentille de contact pansement sur votre œil. Cette lentille agit comme un bouclier pour protéger la cornée pendant sa cicatrisation et optimiser votre confort. Elle sera retirée par la clinique après 3 à 5 jours.

Durant les premières 48 à 72 heures, une sensation de corps étranger, des larmoiements et une sensibilité à la lumière sont tout à fait normaux. Vous devrez suivre un protocole strict de gouttes ophtalmiques. La vision sera fluctuante au début, mais s’affine progressivement au fil des jours et des semaines pour atteindre une clarté optimale et définitive.

Article par Dr Mazen Y. Choulakian, directeur médical de la Clinique Orion

Foire aux questions (FAQ)

L'intervention en elle-même est totalement indolore grâce à l'application de gouttes anesthésiantes puissantes. Vous pourriez ressentir un inconfort modéré (comme des grains de sable dans les yeux) durant les jours de récupération qui suivent, ce qui est géré efficacement avec des gouttes analgésiques et lubrifiantes.

En règle générale, il est conseillé de prendre entre 3 et 5 jours de repos après une KPR, surtout si votre emploi exige une concentration visuelle intense ou de longues heures devant un écran d'ordinateur.

La correction au laser est permanente. Le laser modifie la forme physique de votre cornée pour de bon. Toutefois, il est normal que les yeux subissent des changements naturels liés au vieillissement (comme la presbytie vers l'âge de 45 ans), ce qui est indépendant de l'intervention chirurgicale.

Êtes-vous admissible?

Les interventions de correction de la vue s’adressent à bon nombre de patients et patientes, mais pas à tous et à toutes, ou du moins pas dans tous les contextes. Voici les critères à prendre en compte pour savoir si vous êtes admissible. Nous vous invitons à discuter de votre cas particulier avec un·e de nos professionnel·le·s de la vue.

Stabilité de la vision

Divers facteurs peuvent compromettre la stabilité de la vision, notamment si vous êtes au début de la vingtaine ou plus jeune; si vous êtes enceinte ou si vous allaitez; si vous souffrez de fluctuations hormonales causées par une maladie comme le diabète; ou si vous prenez certains médicaments. Chose certaine, si votre prescription de lunettes ou de verres de contact a changé de plus de 0.75 dioptrie au cours de la dernière année, vous gagneriez à attendre que votre vision se stabilise.

Maladies oculaires

Certaines atteintes de l’œil peuvent être considérées comme des contre-indications à une correction de la vue.
Il est essentiel de mentionner toute blessure ou opération aux yeux subie dans le passé (p. ex., LASIK, KPR, kératotomie radiaire ou chirurgie de strabisme).

Faiblesse visuelle de naissance

Certaines personnes naissent avec une faiblesse visuelle ou un strabisme (œil qui louche). Cet œil, qu’on pourrait qualifier de paresseux, est amblyope, c’est-à-dire qu’il voit mal. Il s’agit d’un défaut de la vue qui, dans bien des cas, ne peut pas être corrigé complètement par des lunettes ou des verres de contact. De la même manière, les traitements de correction de la vue ne peuvent arriver à un meilleur résultat que les lentilles. Qui plus est, l’intervention n’est pas sans risque, car il arrive que la chirurgie perturbe la vision de l’œil sain de façon irréversible. Voilà pourquoi, en cas de faiblesse visuelle de naissance, nos ophtalmologistes procèdent à un examen rigoureux avant d’aborder la question des interventions.